vendredi 26 septembre 2008

Le Début de l’A. (critique), Théâtre de Gennevilliers

À bout de souffle

Sous la forme d’un poème à deux voix, Pascal Rambert raconte sa rencontre avec Kate, une comédienne américaine qu’il a dirigée dans « l’Épopée de Gilgamesh », à Avignon, l’été 2000. Créé en 2005 au Studio-Théâtre de la Comédie-Française, « le Début de l’A. » a voyagé jusqu’à Tokyo, avant de revenir à Gennevilliers, dans une double version, française et japonaise. Sur scène, les comédiens prêtent leur silhouette androgyne aux personnages, et ressuscitent la magie de cet instant éphémère : la naissance du sentiment amoureux. Une vibrante déclaration d’amour, à bout de souffle.
Au sol, un carré de peinture blanche délimite la ville, territoire anonyme. Sous la lumière crue des néons, elle, « la Contactée », apparaît comme un double de lui, « le Contactant ». Même jean foncé, même tee-shirt blanc, mêmes baskets. Entre ces deux êtres androgynes, une imposante moto rouge occupe le centre de l’espace, tel un monstre endormi. Comment faire naître l’amour, dans ce décor froid et inhumain ?
Estelle Gapp
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