mardi 7 octobre 2008

Les Enfants du soleil (critique), Théâtre de l’Ouest-Parisien

Gorki rayonnant

Mes plus vifs encouragements. Mes plus sincères remerciements. Voilà ce que j’aimerais exprimer au Théâtre du Fracas, qui m’a rappelé, ce soir, que le théâtre est tout à la fois un art infiniment exigeant, une nécessité incontournable et, aussi, un grand mystère. Tout ça en deux heures et demie de plaisir intense.

La jeune compagnie, emmenée par Côme de Bellescize, a choisi de monter les Enfants du Soleil de Maxime Gorki. Choix ambitieux que ce choix-là, car le texte est long, les personnages pléthoriques et les enjeux multiples. L’auteur a placé sa pièce durant l’épidémie de choléra de 1862, et ce cadre donne lieu à une réflexion atemporelle sur les frontières entre les classes sociales et les individus. Il nous livre le portrait, parfois cynique, d’un groupe d’intellectuels privilégiés pensant le monde depuis son univers en vase clos, tandis que la réalité populaire gronde au-dehors, lointaine et triviale. Balayant les difficultés formelles de la pièce, le Théâtre du Fracas nous offre un spectacle vivant, vibrant, foisonnant.

Élise Noiraud

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