jeudi 9 octobre 2008

Palatine (critique), Théâtre de Nesle à Paris

Une dame qui en impose

« Palatine » est le fruit d’une longue complicité entre Jean-Claude Séguin et Marie Grudzinski : le premier a picoré dans la prolifique correspondance de la duchesse d’Orléans, princesse à la cour de Louis XIV, incarnée avec truculence par la seconde.

On entre dans cette pièce avec l’épouse de Monsieur, on en sort avec Madame. Tant il est vrai que Marie Grudzinski redonne vie à Charlotte-Élisabeth « de Bavière », princesse méconnue et belle-sœur du roi. Et nous la livre presque sans fard, avec un style savoureux, où le trivial est des plus élégants. La Palatine porte en son accent et jusqu’en son nom la nostalgie de sa lointaine Heidelberg. Mais, au fil d’un règne qui n’en finit pas, elle saura conquérir le cœur du roi, qui l’apprécie pour sa liberté de ton, et l’intimité de son volage mari.

Olivier Pradel

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