Confiant dans la tradition des fêtes et dans la réputation de l’auteur, Sacha Guitry, comme dans celle du compositeur, Reynaldo Hahn, le public était venu nombreux. À défaut de s’en « fourrer jusque là », comme dit le baron de « la Vie parisienne », il espérait au moins une franche partie de détente et de rire. Il n’a eu droit qu’à un honnête divertissement.
Après une ouverture légère et plutôt gaie, lorsque le rideau s’ouvre, on ne peut guère avoir de doute sur ce que l’on va voir. Ce que l’on découvre, c’est un appartement bourgeois où il ne manque pas une moulure, pas un tableau. Côté jardin, la table est mise pour un petit déjeuner. Côté cour, trône un meuble-secrétaire. Au fond, une porte ouverte sur un vestibule laisse entrevoir un perroquet portant chapeaux et manteaux. Trois autres portes donnent sur les chambres de Monsieur, de Madame et de Mademoiselle ; elles ne vont pas tarder à claquer. Nous sommes bien au boulevard.
Jean-François Picaut






