jeudi 15 janvier 2009

Maquette-suicide (critique), Théâtre Naznterre-Amandiers

Suicide réussi

Auteurs, acteurs, metteurs en scène, vous qui désespérez d’être jamais remarqués par la moindre instance nationale, prenez exemple sur cette équipe. Avec des moyens limités, on le verra ô combien, le collectif La Générale assène pourtant son « Maquette-suicide » au public perplexe du Théâtre des Amandiers. L’œuvre se veut une suite moderne au « Hamlet » de Shakespeare qui en a vu d’autres. Écriture et mise en charpie : Maïa Sandoz. Qu’est-ce qui a bien pu amener nos vénérables décideurs à soutenir cette insignifiance ? Telle est (aussi) la question.

Maquette-suicide se révèle un brouillon d’élèves. La pièce pourrait avoir le charme sympathique de la blague potache. Elle se prend hélas tellement au sérieux qu’on renonce bientôt à sourire à ses pseudo-facéties. Reste un salmigondis de pantomimes lourdingues et de dialogues de série B qu’on subit pendant près de deux heures. Quelque chose est pourri au royaume des « subventionnés ». Tout le monde le sait, la pièce commence par le tonitruant « Qui est là ? » de la sentinelle, qui redoute de voir réapparaître le spectre du défunt roi. Ici aussi, mais c’est le présentateur de Radio Elseneur, fréquence G, qui pose la question avant de donner des nouvelles. Le Danemark est en deuil. Le roi, la reine et le petit prince viennent de décéder dans des circonstances tragiques. On commence donc par la fin. Pourquoi pas ?

Olivier Pansieri

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