samedi 21 février 2009

Espejo (critique), Laurette Théâtre à Paris

Défense et illustration du syndrome de Stockholm

Être attaché à quelqu’un. Expression banale, anodine, employée souvent comme un euphémisme. Et l’on glisse à la surface des mots sans en percevoir la violence. Quoi de mieux, alors, qu’une chaîne réelle pour la rendre sensible ? Idée simple, limpide, admirablement exploitée par la Compagnie des Bouches-Cousues. « Espejo » est un véritable bijou.

Au début, elle ne sait rien de lui, mais il sait tout sur elle. Prostrée, les yeux rougis par les larmes, elle subit en silence ces mots où se mêlent à la fois des menaces à peine voilées et des intentions rassurantes. Il est fou sans doute, probablement pervers : il veut l’apprivoiser en la tenant enchaînée. Il l’aime, il a peur de la perdre. Elle finira bien par l’aimer à son tour…

Vincent Morch

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