Dans une sorte d’hommage tordu à la « petite folie récréative » qui émane de l’œuvre de Federico García Lorca, Pascal Seguin rassemble et adapte en scène trois de ses textes : une partition pour marionnettes – « le Jeu de Don Cristóbal » –, un essai – « les Ombres » – et « la Tragi-comédie de Don Cristóbal et Doña Rosita ». En résulte un collage savoureux et sensuel, qui manque toutefois de maturité.
L’intrigue en elle-même se montre des le départ banale et sans grand intérêt : la mère cupide s’apprête à vendre sa fille, la belle et jeune Rosita, à un vieillard repoussant et fortuné, Don Cristóbal. Tandis que le cœur (ou le corps, plutôt) de Rosita choisit celui du jeune et vigoureux chevalier Cocoliche. De multiples rebondissements inattendus et une belle énergie artistique sont pourtant heureusement au rendez-vous afin de nous offrir un spectacle tout à fait agréable, fruit d’un remarquable travail sur l’expression corporelle et vocale, ainsi que sur les effets sonores.
Maja Saraczyńska

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