Il faut le confesser, je ne connaissais pas le trio belge Coco royal avant de le découvrir au théâtre des Déchargeurs. Me fiant (naïvement) à son nom, je m’attendais à une musique aux amphét’ portée par des musiciens… clownesques. Erreur ! J’ai découvert des morceaux pleins de sensibilité et souvent teintés de mélancolie, qui recèlent de véritables réussites musicales.
L’une des premières grandes réussites de Coco royal, c’est donc ce bel effet de surprise qu’il sait ménager pour ses spectateurs néophytes. Lorsque les premières notes de Rejoins-moi s’élèvent, l’auditoire est immédiatement happé par une atmosphère très spéciale, douce, feutrée, intimiste, d’où semble sourdre une tristesse langoureuse. Cette retenue, cette pudeur rendent ces premiers morceaux d’autant plus touchants, et manifestent la confiance que les musiciens éprouvent envers leur propre musique. Point n’est besoin d’en faire des tonnes pour séduire le public. Point n’est besoin de faire de l’esbroufe.
Vincent Morch

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