Théâtre Lucernaire, salle Paradis, Jérôme Rouger se dévoile. En prévision de l’anniversaire de la mort de Georges Perec, dans quatre ans, il écrit 480 « petits morceaux de quotidien » commençant par « Je me souviens ». Il se souvient, nous nous souvenons avec lui.
Un ordinateur portable au centre de la scène, un écran sur lequel on projette des images, et Jérôme Rouger, seul, tout de noir vêtu, qui prend en photo le public. Arroseurs arrosés, nous restons cois, intrigués. Les premiers rires fusent. Silence, ça commence, mais pas par la voix : par l’écrit. Jérôme Rouger tape sur son ordinateur des phrases que nous lisons, projetées sur l’écran. Un dialogue muet se dessine entre le public, cet écran et le comédien. Ce procédé permet de dire ou de faire quelque chose, tout en l’illustrant sur l’écran de façon décalée, apportant des dessous insoupçonnés au texte.
Laurie Thinot

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