vendredi 3 octobre 2008

Europeana (critique), Pépinière Théâtre à Paris

N’est pas Desproges qui veut


Tous les ingrédients étaient pourtant réunis. Une jeune équipe (Caroline Verdu, Antoine Coutrot et Emmanuel de Dietrich) qui prend la direction d’un théâtre parisien et s’assigne la noble tâche d’y défendre la création. Le projet lui-même : cette pseudo-conférence de deux loufoques sur la solennelle idiotie de l’Histoire. Les deux interprètes : Sharif Andoura et Jonathan Manzambi, le « Black » et le « Feuj », tous deux issus des meilleures écoles : TNS, Conservatoire… Au service d’un texte certes non-théâtral mais réputé : « Europeana, une brève histoire du xxe siècle », de Patrick Ourednik, mis en scène par Laure Duthilleul, qui jusqu’ici n’avait rien fait de mal. Résultat : une heure (un siècle !) de portes ouvertes consciencieusement mais laborieusement défoncées. Mor-tel !

En bon journalisme, on préconise de toujours d’abord résumer l’action de la pièce avant de la démolir. On comprendra qu’ici on s’abstienne : le colonialisme, les fascismes, le communisme, Hitler, Freud, le MLF, le sida, la guerre du Vietnam, le tout en une heure, vous imaginez. Non ? Tant mieux. Allez plutôt voir la Journée des Dupes, qui de ce point de vue porte mal son nom. Au Théâtre 14, on assiste à une vraie leçon d’histoire et de théâtre.

Olivier Pansieri

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