samedi 4 octobre 2008

Wolfkers (critique), Théâtre de la Ville à Paris

Beauté glaçante du déclin


C’est dans le cadre du « Festival d’automne à Paris » que le Théâtre de la Ville accueille le metteur en scène flamand Guy Cassiers. Son « Triptyque du pouvoir », à l’affiche pour quatre semaines, offre la vision d’un théâtre résolument politique. Et avec « Wolfskers », le second volet, il nous offre un panorama glaçant de trois figures du pouvoir sur le déclin : Hitler, Lénine et Hiro Hito.

Wolfskers a été conçu à partir de trois films du réalisateur Alexandre Sokourov, consacrés à ces trois personnages historiques. Cassiers fait le choix du regroupement et du lien en mettant sur scène les trois hommes en même temps. Chacun sur le déclin, à ce moment où le pouvoir fuit, ou a déjà fui, juste avant la fin. Ce choix narratif place son spectacle dans un nécessaire éclatement de l’espace scénique, car si les trois personnages ne quittent jamais le plateau, et se croisent perpétuellement, ils ne se voient pas.

Élise Noiraud

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