samedi 4 octobre 2008

Stomp (critique), au Casino de Paris

Applaudissements enthousiastes
et synchronisés de rigueur


Plusieurs idées se cachent derrière « stomp », ce petit mot un peu barbare. En anglais, « to stomp » signifie « marcher d’un pas lourd », mais le « stomp » est aussi une forme de jazz où les danseurs utilisent principalement leurs pieds pour marquer le rythme. Enfin, « stomp » est utilisé ici comme un titre percutant pour qualifier un spectacle énergique, un peu comme si l’on choisissait pour titre français des mots comme « paf », « boum » ou « slam ». Mais le spectacle ne peut se réduire à l’onomatopée qu’il a pour titre. Souvent considéré comme un « hit »et certainement pas comme un « flop », tentons d’en dire un peu plus sur ce moment de danse et de musique qui stimule le public parisien par son énergie et son imagination.

La proposition initiale est simple : le rythme existe partout en germe. Ajoutez comme contrainte une économie de moyens : le rythme peut-être généré avec n’importe quoi, si une énergie est transmise de la main (ou du pied) vers l’objet. Un balai ? Du rythme en puissance ! Une poubelle ? Une grosse caisse en devenir ! Un sceau ? Un tambourin, bien sûr ! En réunissant tous ces éléments et huit artistes virtuoses, vous avez devant vous un ballet urbain, moderne et dynamique. Malgré le fait que la troupe joue maintenant dans les théâtres les plus chics des capitales mondiales, l’essence du spectacle demeure : ce n’est pas tant ce que tu as, mais ce que tu fais avec. Et – mon dieu ! – ils font beaucoup de choses avec trois fois rien, ces danseurs-musiciens voltigeurs et enthousiastes.

Anne Losq

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