« Crocodile OPA » est le premier volet d’un projet en trois parties. Trois spectacles mêlant le théâtre, la musique et l’image. Un triptyque titré « Trois utopies pour un désastre », trois sujets de société imposants : l’argent, la religion et enfin les médias. Ici, donc, l’argent. En effet, dès l’« annonce portable » la couleur est annoncée, rouge vif : nous sommes priés d’éteindre nos téléphones portables afin que nos opérateurs téléphoniques ne bouffent pas tout notre pognon. La suite ne dément pas : nous sommes là pour parler d’argent et non pas utiliser la langue de bois.
Lorsque l’on se présente au Théâtre de l’Opprimé, on sait que l’on aura affaire à un spectacle politiquement engagé. Ce n’est donc pas une grande surprise, mais la question et l’inquiétude du spectateur dans un spectacle abordant un thème aussi sérieux portent sur la part de divertissement. Or Crocodile OPA, s’il traite avec acidité des réalités sociales, n’en est pas moins un spectacle entraînant.
Lévy Blancard

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