C’est l’heure de la fin pour la jeune et anonyme D.B. Nous pénétrons dans un lieu ténébreux mais pourtant chaleureux afin d’y entendre ses dernières volontés. Est-il possible de choisir sa mort ? Et quelle mort serait-il préférable d’élire ?
La scène s’ouvre sur un air d’oraison funèbre, que le pianiste-minuteur s’amuse à rendre mélodramatique. Au centre, un cercueil ouvert dans lequel repose une jeune femme aux yeux grands ouverts. Un homme debout, stoïque, lui annonce sa fin, soixante minutes non négociables. Mais les avantages du marketing mortuaire permettent à l’héroïne de choisir sa mort.
Elle sort donc de son cercueil douillet (qui semble étrangement confortable et donnerait presque envie de s’y blottir) pour procéder à l’énumération des possibilités : suicide, tumeur, accident, etc. Que prendrez-vous dans le menu ? Rien, car même si chacune de ces morts est mise en scène et agrémentée selon le contexte d’un morceau de piano jazzy, de guitare ou mandoline, D.B. ne se laissera pas faire…
Louise Pierga

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire