Dans la petite salle du Théâtre de l’Opprimé, on est loin d’imaginer ce qui nous attend. Avant le commencement du spectacle, on les avait pourtant bien remarqués tous ces objets disparates attendant sur la scène. Impossibilité totale cependant de se douter de ce qu’ils nous réservent. « La Première Fois que la nuit est tombée » est l’opus 2 d’une série de trois pièces, « Trois utopies pour un désastre ». François Chaffin y aborde le thème du divin en apprenti sorcier, pour notre plus grand plaisir.
Oui, raconter logiquement cette pièce est possible. Cela serait plus confortable, plus urbain. Mais sommes-nous là pour nous ménager les uns les autres ? J’ose le non. De toute façon, le oui serait ici réducteur. Éluder l’irrationalité des visions riches, musicales et éclatées de cette pièce friserait le péché ! Offrons-nous donc une chance d’y goûter à la Chaffin, à travers une constellation de visions prises au hasard dans le spectacle.
Laurie Thinot

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