Le chanteur et vocaliste Kurt Elling a enchanté le public avec The Laurence Hobgood Trio. Le baryton américain est aussi à l’aise dans la ballade chantée que dans le scat, et son art sans esbroufe a fait regretter à plus d’un que le charme ait été rompu après une heure de spectacle.
À peine le trio de Laurence Hogbood (Laurence Bishop Hogbood lui-même au piano, Robert Harvey Amster à la contrebasse et Ulysses Owens Jr aux percussions) a-t-il esquissé quelques mesures que Kurt August Elling fait son entrée en scène : costume gris, chemise marron au col ouvert, pochette assortie, chaussures souples de la même couleur, le cheveu soigneusement calamistré, strictement tiré en arrière. L’émule et le successeur des Franck Sinatra et Nat King Cole a tout à fait l’allure du gendre idéal, loin de toute excentricité. S’il cherche l’originalité, ce n’est sûrement pas dans sa mise. Il a bien raison, d’ailleurs, son art suffit à lui conquérir les cœurs.
Jean-François Picaut

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