On parlera de ça une autre fois
« Sweet home » est un roman d’Arnaud Cathrine, qui a été largement salué par la critique littéraire lors de sa publication en 2005. L’adaptation de Jean-Pierre Garnier, proposée par le Théâtre de la Tempête, réussit à donner corps à la souffrance insupportable d’une fratrie à la fois unie et atomisée par le silence et le deuil. Une expérience très forte.
Une scène plongée dans une lumière bleutée, des images nocturnes qui alternent avec le ressac des vagues, des bois blancs qui évoquent à la fois ces cabines balnéaires et ces falaises immaculées de Normandie, quatre personnages qui errent dans ce décor en s’amochant quasiment à tout contact, et l’ennui, le vide, une mort omniprésente qui est là, avant même de se manifester en prenant le corps d’une mère déjà absente… Comment vivre après la mort ?, se demande avec inquiétude Vincent, comment vivre après cette mort qui était inscrite, annoncée, inéluctable, et qui les taraude tous de l’intérieur, comme un cancer incurable ?
Vincent Morch

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