dimanche 1 février 2009

La Ville (critique), Théâtre des Abbesses à Paris

Illusionnisme


Le théâtre anglais est à l’honneur à Paris cette saison : outre le cycle Howard Barker à l’Odéon, voici, produite par le Théâtre de la Ville… « la Ville », la dernière pièce de Martin Crimp. Avec à son actif des œuvres comme « Face au mur » ou « Atteintes à sa vie », montées ces dernières années en France respectivement par Marc Paquien et Joël Jouanneau, Crimp s’est fait connaître comme un des auteurs les plus en vue de la scène britannique. Dans « la Campagne » (2000), il racontait comment l’équilibre d’un couple était rompu par l’intrusion d’un troisième personnage. Dans cette nouvelle création, présentée sur l’affiche comme une « comédie anglaise » (le texte vient d’être publié aux éditions de L’Arche), il reprend le même schéma triangulaire, et élabore une construction savante sur notre monde d’apparences.

Une première, c’est toujours impressionnant. Surtout s’il s’agit d’un auteur qui compte dans le microcosme du théâtre européen. Pour un peu, on aurait presque le trac à la place des artistes. Ce trac, Crimp le ressentait-il avant le spectacle, en prenant tranquillement l’apéritif au Saint-Jean, à deux pas de la salle des Abbesses ? On a croisé ensuite Philippe Djian, à Paris pour la promotion de son dernier roman, et présent en tant que traducteur de la Ville.

Fabrice Chêne

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