« Ce qui commence mal croît par le pire »
Cette réplique shakespearienne que l’on trouve dans la célèbre pièce « Macbeth », résume plutôt bien le spectacle auquel j’ai assisté ce soir au Théâtre de la Croix-Rousse de Lyon, dont la programmation m’avait pourtant comblée jusqu’ici. La mise en scène avant-gardiste de Pascal Mengelle me laisse un goût amer, que l’on pourrait situer entre incompréhension, frustration et ennui.
L’intrigue est pourtant célèbre. Macbeth est un guerrier loyal qui vient de remporter une dure bataille. Il s’apprête à célébrer sa victoire auprès de son roi, lorsqu’en chemin une sorcière lui apparaît et lui prédit gloire et pouvoir. Conquis par l’ivresse de cet avenir prometteur, il sombre peu à peu dans la monstruosité la plus lugubre, aidé par une perfide épouse qui le conduira à devenir un tyran sanguinaire.
Il s’agit donc d’une pièce sur la perte, sur le déchirement entre la conscience et l’ambition d’un vaillant guerrier. Une pièce qui reflète et critique cette « nature pleine du lait de la plus tendre humanité » chère à Shakespeare, et plus généralement chère au théâtre. Un sujet fascinant, une pièce classique, un auteur que j’affectionne, tout était réuni pour que je passe un bon moment. C’était sans compter sur la mise en scène que Pascal Mengelle allait soumettre à mon humble petit corps de spectatrice.
Maud Sérusclat

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