mercredi 4 février 2009

Je t’ai épousée par allégresse (critique), Théâtre de la Madeleine à Paris


Valeria Bruni-Tedeschi, jolie, jolie, jolie…


Ambiance Cinecittà à La Madeleine. Le petit théâtre (prévoir ses jambes en kit qu’on prendra soin de laisser au vestiaire) caché dans un coin de place (il y en a quatre, des coins…), rue de Surène, fait dans la comédie à l’italienne. Avec en tête d’affiche, Valeria Bruni-Tedeschi, qui s’entend dire par Stéphane Freiss, alors fils d’Édith Scob : « Je t’ai épousée par allégresse »… C’est de l’amour de cinéma, pas crédible, donc, guilleret, qui fleure bon la « dolce vita », mais tourne un peu court.

« Où est mon chapeau ? » Premiers mots du toujours excellent Stéphane Freiss (alias Pietro). À quoi répond une logorrhée version Tedeschi à peine interrompue par son impassible mari, sur l’utilité du chapeau conservé dans la naphtaline par temps de pluie, l’enterrement du couturier Lamberto Genova qui se révèle ne pas être le couturier qu’elle a rencontré aux grottes du Pigeon, le médecin mort d’une thrombose, le susnommé Genova… Pendant ce temps, Pietro s’habille, boit une tasse de café (manifestement vide). La bonne Vittoria déplace des cartons (manifestement vides ; ah ! les tiroirs vides au théâtre…), cherche le chapeau. Pietro s’éclipse, Giuliania (Valeria Bruni-Tedeschi) se tourne vers Vittoria. Et blablabla. Bien vu le ménage à trois (en tout bien, tout honneur) avec la bonne.

Pietro revient, et rebelote : il se déshabille, se rhabille, met une cravate, boit un verre de vin (manifestement allongé au sirop). S’étonne que l’appartement ne soit pas en ordre, que Giuliana languisse toujours au lit. On la comprend, la qualité des costumes, des décors et des lumières, à l’unisson, est une ode au bien-être. Reprenons : Pietro a faim. On hésite entre aubergines farcies et spaghettis. Pietro : « Moi, j’adore les spaghettis. Viens manger ». Giuliana : « Si je prends mon bain après avoir mangé, je mourrai ». Voilà ce qu’on appelle une tranche de vie. Fin du premier acte.

Cédric Enjalbert

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