jeudi 29 janvier 2009

Ad vitam (critique), Théâtre du Hangar à Montpellier

Charimatique et énigmatique David Stanley

C’est dans une lumière blanche et crue que s’ouvre le dernier spectacle de Jacques Bioulès, « Ad vitam », d’après Joël Jouanneau. On plisse un peu les paupières parce que la clarté violente du plateau contraste avec l’obscurité du cadre de la salle. Et c’est dans cette contradiction en clair-obscur que l’interprète David Stanley va évoluer, d’un bout à l’autre du spectacle. Sans perdre pied dans ce contraste aveuglant, qui mène toute l’intrigue du spectacle, il va nous servir de guide dans les méandres d’un texte au début un peu abscons, mais qui bien vite séduit et happe.

Un personnage singulier, un peu nerveux, s’affaire dans un décor d’immense bibliothèque aux rayonnages emplis de centaines de dossiers de rangement, tous les mêmes : blancs. Il commence à nous conter son histoire, qui n’est pas claire de prime abord. Il s’emmêle, s’agite, évoque des bribes de souvenirs d’enfance, des situations saugrenues, où descendu dans les boyaux d’une grotte humide, il aurait aperçu, enfant, une peinture rupestre. Celle-ci représente deux lettres entrelacées, qui n’ont cessé de le troubler toute sa vie durant. Éternelles questions sans réponse.

Ilène Grange

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