jeudi 22 janvier 2009

Loth et son Dieu (critique), Théâtre de l’Atalante à Paris

Dialogue avec l’ange

Howard Barker est à l’honneur cet hiver dans les théâtre parisiens. Parallèlement au cycle programmé à l’Odéon-Théâtre de l’Europe (voir ici), le Théâtre de l’Atalante organise lui aussi un « festival » Howard Barker : au programme, outre « Loth et son Dieu », des lectures et une rencontre avec une universitaire spécialiste de l’auteur (voir détail sur le site www.theatre-latalante.com). L’affiche principale de ce petit théâtre niché au cœur de Montmartre reste toutefois la première création en français de cette œuvre récente (2007-2008), non encore publiée, traduite pour l’occasion par Sarah Hirschmuller. Agathe Alexis en donne une version sobre et sans doute un peu trop statique, qui permet toutefois d’apprécier le texte à sa juste valeur.

Howard Barker n’est pas un auteur réaliste, il n’est pas non plus un auteur facile. Son « théâtre de la catastrophe », notion qu’il a lui-même forgée, installe le spectateur dans un univers inquiétant et le prive de ses repères habituels. C’est un théâtre de l’extrême, un théâtre sans concessions, aux antipodes du divertissement convenu. Pour Barker, qui est aussi théoricien, le choix de la tragédie constitue le meilleur moyen de retrouver l’humain, affadi par notre monde médiatique et consumériste.

Fabrice Chêne

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