jeudi 22 janvier 2009

Marx matériau (critique), Le Périscope à Nîmes

Par les temps qui courent

Avec pour slogan de la saison 2008-2009 « L’art est une arme de construction massive », le Théâtre du Périscope, à Nîmes, affiche sa couleur militante. C’est pourtant dans l’espace intimiste et convivial d’une scène aux allures à la fois de salon et de salle de classe que la pensée de Marx va se déployer. « Marx matériau / celui qui parle (extension) » est une pièce engagée qui témoigne de la permanence d’une analyse économique et de sa troublante actualité.

Une dame, forte de son savoir, pensait que la Terre, plate de toute évidence, reposait sur une colonne de tortues. Un philosophe, fier d’avoir conquis, de haute lutte, des connaissances qui l’élevaient au-dessus de la masse inculte, se noie dans un fleuve impétueux, faute d’avoir eu le souci d’apprendre à nager. Entre ces deux dogmes sous forme de plaisanteries philosophiques, le spectateur va assister à l’examen et à la mise à nu de la croyance capitaliste. Entre un discours théorique et des pauses ironiques révélant toute la cruauté d’une doctrine, le public est amené a disséquer les rapports de l’argent et de l’homme. « Les pensées de la classe dominante sont aussi à toutes les époques les pensées dominantes » (Marx). Place de la Terre, place du savoir, place de l’argent : des histoires drôles. Si seulement…

Fatima Miloudi

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