samedi 7 février 2009

Ex-voto (critique nº 2), Le Lucernaire à Paris

La passion en guide

Enfoncé dans les banquettes pourpres du Lucernaire, le petit comité de spectateurs plonge au cœur d’une histoire d’amour entre deux jeunes en marge de la société. Fragments du passé savamment mêlés au présent mouvementé lui sont dévoilés, avec le rockeur Jeff Bailey en fil rouge, la musique en trait d’union et le désir de liberté en moteur.

Une jeune femme, inconditionnelle admiratrice de Jeff Bailey, tarde à quitter la salle de concert déjà désertée par les spectateurs et réinvestie par les techniciens. Bière en main, isolée, elle fredonne une mélodie… À l’autre bout, un homme erre (Gus), à la recherche de tabac. Devinant sa chanson préférée, il vient à elle. La jeune Léa (Sandrine Molaro) lui chante timidement et en exclusivité ce même air.

Le public est attendri, Gus charmé. Il propose de la ramener chez elle. Sans domicile fixe, elle vit au gré du temps et demande à être accompagnée à la gare. L’heure tardive et l’envie du jeune homme de prolonger cette rencontre fortuite le pousse à l’inviter chez lui pour la nuit. Mais alors, juste une ! C’est la condition du oui de Léa… Les comédiens passent sans transition du présent à la narration d’instants vécus, d’anecdotes, d’impressions… Comme Léa qui raconte, riant encore, son fou rire à l’annonce du prénom de Gus.

Amicie de Vannoise

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