mardi 3 février 2009

Stabat mater furiosa (2) (critique), Maison de la poésie à Paris

Un appel engagé et qui engage

Après un « Stabat mater furiosa » mis en scène par Anne Conti (voir la critique par Angèle Lemort), la Maison de la poésie à Paris nous convie à entendre cette tout autre conception scénique du même poème anti-guerrier. Poème qui se révèle nécessaire, comme un remords de conscience douloureuse et brisée.

Le texte saisissant de Jean-Pierre Siméon est un manifeste-cri destiné à la lecture ou à la récitation. D’où une énorme difficulté à saisir cette poésie sanglante et la fixer sur une scène de théâtre. Le choix scénographique de cette adaptation paraît donc plus que juste. Car, nous ne pouvons plus, face à cet appel violent et à ce témoignage cruel, rester passifs, de notre côté des remparts.

Dès lors, Catriona Morrison, la comédienne porteuse des paroles nous met tous en scène, autour d’elle, debout. Nous devenons ainsi une partie vivante de la scénographie, plus encore, nous – les spectateurs inavertis et innocents – nous transformons en témoins actifs et compatissants, touchés au vif par la terreur qui s’abat sur nous. De plus en plus. Brutalement.

Maja Saraczyńska

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